Femme et entrepreneure, quid de la charge mentale ?

Entreprendre est un véritable challenge. Être une femme en est un également, au vu des inégalités de genre encore présentes dans notre société. Qu’en est il alors d’entreprendre lorsque l’on est une femme ? Les femmes entrepreneures sont elles condamnées à subir une charge mentale plus pesante encore que celles de leurs acolytes masculins ? Chez Thriès, nous sommes bien conscients du double défi de l’entrepreneuriat au féminin, mais nous sommes surtout convaincus que de nombreuses solutions existent pour entreprendre avec succès en étant une femme ! 

La charge mentale : de quoi parle-t-on ?

La charge mentale est un concept théorisé depuis les années 80, mais médiatisé depuis quelques années grâce à une BD de l’autrice Emma qui explique clairement cette problématique. Cette charge, qui pèse au sein du foyer majoritairement sur les femmes, désigne l’ensemble des pensées, tâches de fond, efforts d’organisation, à mettre en oeuvre pour faire vivre un foyer. Ce sera par exemple penser à acheter de nouveaux habits à l’aîné des enfants qui a grandi, ou encore ajouter le lait sur la liste de courses (papier ou fictive) lorsque la dernière bouteille est finie (et même avant que la dernière bouteille soit finie !).

La charge mentale est aujourd’hui bien conceptualisée dans le contexte du foyer familial. Le terme est entré au Petit Larousse Illustré 2020 le 21 mai dernier. Mais il s’applique aussi au monde du travail et a fortiori à entrepreneuriat. Car être entrepreneur.e, c’est être multiple casquettes et, bien souvent, gérer seul l’ensemble des tâches nécessaires à la vie de son entreprise… Penser à transmettre les éléments comptables, à déclarer son changement de raison sociale, prendre en main la commercialisation de son offre ou produit, la prospection, organiser ses déplacements professionnels, etc… Cet ensemble de missions, relevant de compétences multiples, peut vite devenir pesant et conduire, dans les cas où l’entrepreneur.e est submergé.e, à un burn-out.

Entreprendre au féminin : des “superwomen” faces à de nombreux freins

Cette rapide introduction met en lumière le double défi de l’entrepreneuriat féminin : si, au sein du foyer familial, la charge mentale pèse déjà sur les épaules des femmes, comment pourraient-elles entreprendre sereinement ? En 1976, une éditorialiste américaine met au jour le “complexe de la Superwoman”. Libérées de leur unique rôle de mère au foyer, les femmes, en accédant petit à petit au monde du travail, se sont malgré tout retrouvées devant les mêmes injonctions. Elles doivent désormais s’épanouir professionnellement, puisqu’elles en ont la possibilité, mais tout en continuant à être des mères exemplaires (gérant parfaitement un foyer), des amies présentes (ayant une vie sociale riche) et des conjointes parfaites (ne négligeant pas le couple)…

femme entrepreneure

La société leur demande de réussir sur tous les plans, alors même que des barrières existent encore pour leur accès à l’entreprenariat. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

Pourtant, les femmes ne se découragent pas sur le chemin de l’entreprenariat et certains chiffres sont plus encourageants. Ainsi, on peut noter que le nombre de femmes entrepreneures a plus que doublé entre 2012 et 2015. Et devenir dirigeante peut être une solution pour mieux partager la charge mentale selon certaines femmes. En 2014, près d’une femme sur deux (46 %) pense qu’être cheffe d’entreprise permet d’accéder plus facilement à un équilibre entre vie privée et vie professionnelle (APCE).

femmes dirigeantes de TPE 2020

Quelques clés

De nombreuses astuces peuvent être mises en place pour conjuguer succès et réussite entrepreneuriale au féminin.

Bien séparer le pro du perso

On l’a dit, les femmes sont confrontées à la charge mentale du foyer, en plus de celle de leur activité professionnelle. Aussi, mieux vaut ne pas être tentée d’étendre une machine entre deux mails ou de préparer la valise du dernier pour le weekend avant votre point client. Pour cela, si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à travailler en dehors de votre domicile, en espace de co-working par exemple. Si cela n’est pas possible, organisez votre temps. Définissez des plages horaires destinées uniquement à votre entreprise. Pas besoin de vous appliquer des horaires de “bureau”, vous pouvez choisir à votre guise. Mais sur ces créneau, pas de tâches liées au foyer ! 

Déléguer

Pour ne pas succomber au complexe de la superwoman évoqué plus haut, n’hésitez pas à déléguer. Il est difficile de réunir toutes les compétences nécessaires au bon développement d’une entreprise : secrétariat, comptabilité, commercial, communication, etc… On vous le dit souvent chez Thriès, déléguer vous permettra de vous consacrer aux tâches pour lesquelles vous êtes qualifiée et qui font la valeur pour votre entreprise ! L’idéal peut être de s’associer avec un profil complémentaire au vôtre, ou de salarier un bras droit même à temps partiel. Et si ce pas vous semble trop grand, Thriès est là…

S’avoir s’entourer

Le monde de l’entreprenariat féminin est riche d’entraide et de réseau, alors il ne faut pas hésiter à y avoir recours !

En région Rhône-Alpes, là où est implantée Thriès, de nombreux réseaux féminins existent tels que :

  • Business Woman Rhône-Alpes : cette association veut favoriser la mise en lien et les contacts entre femmes et ainsi permettre l’entraide et le partage d’informations ou de soutien.
  • Action’elles : gérée uniquement par des femmes, ce réseau a pour but de rompre l’isolement des femmes dirigeantes d’entreprise.
  • Les Premières Auvergne-Rhône-Alpes : incubateur qui accompagne les femmes et équipes mixtes dans la création et le développement d’entreprises innovantes.

Déculpabiliser !

On peut ajouter qu’une des clés de la réussite pour entreprendre au féminin est le lâcher-prise. Si un foyer bien tenu a, aujourd’hui encore, une forte valeur sociale, il faut aller au-delà de telles injonctions. Par ailleurs, les “mumpreneurs” sont elles aussi valorisées par la société, comme toutes les femmes cheffes d’entreprise ! Surfez sur cette vague de bienveillance et lancez-vous : les femmes seraient de meilleures gestionnaires puisque, en 2018, 3,1% des TPE dirigée par une femme sont entrées en défaillance, contre 5% côté masculin…!

femme et entrepreneure

Prêtes à entreprendre ? N’hésitez plus et pourquoi ne pas déléguer une partie de vos tâches supports grâce à Thriès ?

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