Homme masqué au téléphone avec un sac de dollars

Les arnaques aux entrepreneurs, ces pièges à éviter

Un jeune entrepreneur est souvent sollicité par des organismes externes. Il est donc facile de tomber dans des pièges, si vous avez du mal avec les formalités, et surtout si l’arnaque est bien faite.

Ces pièges sont souvent sous forme d’emails, d’inscription payante (avec des prélèvements chaque mois), des courriers, où encore des réclamations téléphoniques.

Thriès vous donne des conseils pour éviter ses fraudes.

Les arnaques les plus fréquentes

La plupart du temps, ces pièges visent les nouveaux auto-entrepreneurs en raison de leur manque d’expérience. Ils deviennent ainsi des cibles faciles.

Imprimé frauduleux à la TVA

Un piège qui va vous inciter à payer une valeur de 295 euros pour l’indexation de votre auto-entreprise à la taxe sur la valeur ajoutée.
Ce document vous informe que vous devez payer cette somme auprès d’un organisme fictif dénommé « centre TSA ».
Il est également mentionné que c’est une offre facultative, ce qui vous démontre que cette offre est bel et bien frauduleuse.

Services payants pour des démarches administratives gratuites

Certaines sociétés malveillantes vont vous proposer de réaliser certaines démarches administratives à votre place. On peut y retrouver l’inscription auprès du CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Ces démarches sont gratuites pour tout les auto-entrepreneurs, vous n’avez pas besoin de passer par une société. De plus, ils ne vous précisent pas que vous êtes automatiquement abonné à leurs services, (ou de manière très discrète). Vous aurez des prélèvements mensuels où trimestriels allant de 15 à 40€.
Certaines de ces entreprises ne sont pas localisés en France. C’est un indice important.

Le phishing / l’hameçonnage

Ce sont des arnaques sur internet. Vous allez recevoir un mail vous prévenant d’un dysfonctionnement de divers organismes pour les auto-entreprises tels que la Sécurité sociale, l’URSSAF, le RSI où encore Ameli.
Ces mails vont la plupart du temps vous demander de cliquer sur un lien. Ce lien vous redirige sur le faux site de l’organisme. Les sites sont parfaitement identiques aux vrais. Ainsi les personnes à l’origine de ce piège pourront récupérer vos données personnelles.
Si malheureusement vous avez déjà entré vos informations tels que vos codes d’accès, il faut impérativement les changer et contacter l’organisme officiel. Veillez à contacter votre banque afin de prévenir de la fraude et faire opposition sur la transaction s’il elle a lieu.

Prenez en compte que vous n’avez rien à débourser tant que vous ne générez pas de chiffre d’affaires. Il vous suffit de déclarer « 0 € » de chiffre à l’URSSAF.

Le transfert de nom de domaine

Des sociétés vont vous faire croire que si vous ne faites pas appel à leurs services, vous allez perdre votre nom de domaine ou l’enregistrement de votre marque. C’est impossible.
Ces sociétés veulent vous faire transférer la gestion de votre nom de domaine vers une autre société qui en détiendra la gestion et des fois la propriété. Il est très compliqué voir impossible de récupérer votre nom de domaine une fois le transfert fait.


Comment repérer ces fraudes

Vous pouvez reconnaître une tentative d’arnaque en faisant attention à divers aspects des documents, mails, courriers que l’on vous envoie. Et ce en analysant et décryptant le contenu.

Gardez à l’esprit que toutes les formalités relatives à la création de votre entreprise se font désormais sur internet.
Vérifiez donc bien vos documents envoyés par courrier. Formulaires ou demandes de code/ mot de passe, il s’agit très certainement d’une tentative d’arnaque.

Voici quelques points qui devraient vous mettre la puce à l’oreille :

  • Le document ne comporte pas le logo d’un organisme officiel ;
  • L’offre à caractère obligatoire ;
  • Le document contient une mention d’obligation de payer non encadrée par un article de loi ;
  • Le contenu du document est de médiocre qualité (document traduit automatiquement en ligne par exemple) ;
  • L’offre a un délai de paiement ;
  • Le formulaire contient une partie « conditions générales de vente » ;
  • Le tribunal compétent mentionné en cas de litige n’est pas domicilié en France ;
  • Le contenu contient l’indication « offre commerciale facultative » ;
  • L’offre propose, (moyennant une somme d’argent en retour), l’inscription à un annuaire ou l’enregistrement à un service du registre des entreprises ;
  • Faites une recherche sur google tel que “arnaque (nom de l’organisme indiqué sur le courrier)”.

Victime d’une fraude ?

Si vous avez été victime d’une fraude, il existe différent recours afin de récupérer votre argent :

  • Contactez votre banque afin de faire opposition
  • Modifiez les identifiants que vous utilisez habituellement (URSSAF, RSI…)
  • Prenez un avocat pour vous aider et vous donner des conseils
  • Envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception à la société frauduleuse. Demandez le remboursement sans condition de la somme que vous lui avez payée
  • Signalez l’arnaque en vous rendant sur le site du gouvernement. Un espace y est dédié au signalement des contenus illégaux.
  • Portez plainte à la police et contactez la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) pour connaître les démarches à suivre.

Une personne devant un ordinateur qui tient une carte de crédit

Pour vous aider à repérer des arnaques, les sites MyInfogreffecreerentreprise.fr  sont recommandés. Ils vont vous permettre d’identifier les pièges avec des exemples de documents.

Et vous ? Avez vous déjà été victime d’une arnaque ? Si oui, de quoi s’agissait-il ?

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