Parole d’entrepreneur : Audrey Turchino, avocate d’affaires

Thriès a voulu donner la parole aux entrepreneurs qui, comme nous tous, font face à la crise actuelle. Comment sont-ils.elles impactées ? Comment s’adaptent-ils.elles ? Qu’envisagent-ils.elles pour après ? Nous partageons avec vous les expériences, les solutions et les conseils d’entrepreneurs pour faire face à cette situation inédite. N’hésitez pas à nous partager les vôtres en commentaires !

Me Turchino, est avocate en droit des affaires, associée du cabinet LEXAEQUO dont elle est l’un des deux cofondateurs. C’est avec rigueur, transparence et détermination qu’elle prodigue ses conseils et assure la défense des intérêts qui lui sont confiés. Elle a notamment accompagné Thriès dans le lancement de son activité.

Nous l’avons invitée à échanger avec nous sur la crise actuelle. Comment adapter une activité juridique “sans contact” ? Comment envisage-t-elle l’avenir ? Elle nous partage son organisation, ses conseils et sa grande détermination pour l’après.

Bonjour Audrey, pouvez-vous vous présenter et décrire votre activité ? 

Je suis associée fondateur du cabinet d’avocats Lexaequo, dont l’activité est dédiée aux entreprises et à leurs dirigeants. Notre objectif est d’aider nos clients à développer leur activité en étant leur relais juridique, disponible et réactif, sur lequel ils peuvent s’appuyer. Nous voyons notre rôle de conseil comme celui d’un partenaire, en faisant preuve d’inventivité et de rigueur pour permettre de trouver les solutions juridiques les plus adaptées aux objectifs de nos clients. Contrats commerciaux, assistance en précontentieux, représentation devant les juridictions, nos prestations et nos stratégies sont conçues sur-mesure, en fonction des objectifs définis par le client. Le tout en assurant la meilleure sécurité juridique.

Quels impacts a la crise sur votre activité ?

La crise sanitaire actuelle a eu un fort impact sur l’activité des cabinets, surtout en matière contentieuse puisque les juridictions sont actuellement fermées (sauf contentieux urgents et essentiels), les délais reportés, les audiences ajournées. Mais la crise a également un impact sur notre activité de conseil, puisque cette dernière est en lien direct et étroit avec les projets de nos clients. En raison de l’incertitude entourant le redémarrage de nombreux secteurs, les projets en cours ont été soit repensés, soit reportés. A ce jour, notre activité reste importante et nous restons disponibles pour nos clients pour les accompagner dans le cadre des mesures exceptionnelles de soutien à l’économie, mais également pour les assister dans la mise en œuvre de leur vision de l’ « après ».

Quelle organisation avez-vous mise en place ?

Le cabinet était déjà doté d’outils informatiques et numériques avant la survenance de la crise. Nous avons ainsi pu, dès le 16 mars, réorganiser immédiatement notre activité pour la poursuivre en télétravail, dans les meilleurs conditions. Nos clients disposent également de la possibilité d’accéder à leurs documents de manière sécurisée, et nous continuons à les informer en temps réel de l’évolution de leurs affaires en cours. La visioconférence et les réunions téléphoniques sont plus fréquentes, et nous mettons en place des process complémentaires, comme la conclusion de nos conventions d’honoraires via signature électronique sécurisée. Nous avons aussi la possibilité de rédiger des actes d’avocat qui seront signés numériquement par nos clients et leurs partenaires. La profession est de plus en plus connectée, et en ce qui concerne Lexaequo, nous avions opté pour cette transformation digitale depuis l’origine, ce qui nous a permis une transition plus rapide.

Comment envisagez-vous l’après ?

 L’après confinement sera nécessairement fait d’un savant mélange de l’avant, ce qui est connu, et de ce que nous souhaitons pour l’avenir. Un exercice encore plus connecté et une remise en question permanente de nos méthodes de travail, pour allier au mieux l’efficacité et la sécurité juridique, grâce à des outils innovants et / ou disruptifs. Le tout toujours dans le dialogue avec nos clients, qui sont une source d’inspiration pour les avocats entrepreneurs que nous sommes.

Pour finir, pouvez-vous nous donner votre conseil d’entrepreneure face à la situation actuelle ?

L’avenir est toujours un pari, en tant qu’entrepreneur nous mettons toujours en place les moyens qui nous apparaissent comme les plus à même d’atteindre nos objectifs. La résilience et la souplesse dans l’organisation restent des facteurs essentiels pour la réussite de ses projets, la crise actuelle nous le rappelle. Mon conseil serait de rester inventif et de repenser les objectifs que l’on a pu se fixer pour l’entreprise, comme entité mais également comme interagissant avec son environnement (salariés, partenaires, clients, etc.), pour les traduire en actions concrètes visant le long terme, en bénéficiant de cadres juridiques renouvelés pour accompagner ces changements.

Un grand merci à Audrey Turchino pour ce retour d’expérience. L’équipe de Thriès partage son enthousiasme tourné vers l’avenir. 

Nous ne pouvons que vous conseiller de vous tourner vers vos conseils juridiques ou encore comptables. Ces professionnels, auprès desquels Thriès se propose d’être votre intermédiaire, sauront vous guider dans les solutions existantes pour faire face à la crise actuelle et surtout pour poser les bases d’une poursuite ou d’une reprise d’activité dans les meilleures conditions.

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