Parole d’entrepreneur : Gaspard Blanc, fondateur de Thriès

Thriès a voulu donner la parole aux entrepreneurs qui, comme nous tous, font face à la crise actuelle. Comment sont-ils.elles impacté.e.s ? Comment s’adaptent-ils.elles ? Qu’envisagent-ils.elles pour après ? Nous partageons avec vous les expériences, les solutions et les conseils d’entrepreneurs pour faire face à cette situation inédite. 

Gaspard Blanc est le fondateur de Thriès, il a lancé la société juste avant le confinement. Malgré l’actualité, cet entrepreneur est résolument tourné vers l’avenir.
Nous vous invitons à en découvrir plus sur lui, sur la genèse de Thriès, sur ce qui a été mis en place pendant le confinement et sur sa vision de l’après 11 mai.

Bonjour Gaspard, pourrais-tu nous en dire plus sur toi et ce qui t’a amené à créer Thriès ?

Je suis lyonnais et j’ai une formation de développement en informatique. Après mes études, j’ai travaillé une dizaine d’années dans le développement, en interne d’une société d’abord, puis dans une SSII*, notamment dans l’édition de logiciels pour le transport. J’ai ensuite voulu devenir plus indépendant et j’ai créé BGI, ma propre société de conseil en recherche de solutions informatiques, tout en faisant un peu de programmation à côté. Mon client m’a proposé un poste de DSI** que j’ai refusé. Quelques mois plus tard, le client a mis fin à mon contrat car il ne voulait pas dépendre d’un consultant.
Entre temps, j’avais embauché Camille en tant qu’assistante pour gérer toutes les tâches administratives, tout ce qui ne concernait pas la réalisation de ma mission en tant que tel. Nous nous sommes retrouvés avec du temps libre et l’envie de créer quelque chose de nouveau. J’ai décidé de créer Thriès en septembre 2019 afin de pouvoir alléger la charge mentale des entrepreneurs, comme ce que Camille faisait pour moi. Nous avons fait le choix de faire appel à beaucoup de prestataires (une trentaine au total) pour créer la société, chacun nous apportant ce qu’il savait faire de mieux. Mélanie est venue étoffer l’équipe début mars et la soirée de lancement de Thriès a eu lieu le 5 mars. 10 jours après, la France était confinée.

* SSII : Société de services et d’ingénierie en informatique, ce type de société de prestation propose à ses clients les services de spécialistes de l’informatique pour des missions plus ou moins longues.

** DSI : directeur des services informatiques.

Quel effet la crise actuelle a-t-elle eu sur Thriès ? Quelle organisation as-tu mise en place ?

Ça a tout stoppé net. Nous lancions une activité prometteuse et avions de nombreux prospects très enthousiastes. J’ai mis mes salariées au chômage partiel en réduisant beaucoup leur temps de travail. De mon côté, j’ai repris mon activité de consultant en résolution de problèmes auprès de grandes entreprises afin de faire rentrer de l’argent dans la société. Cependant, mon équipe est prête à faire face immédiatement à un surcroît de travail si nous trouvons de nouveaux clients.
Nous avons perdu plusieurs mois dans notre plan de développement sachant que nous estimons que dans un contexte normal il se passe en moyenne 2 mois entre le premier contact avec un futur client et la signature effective d’un contrat. 

En tant que chef d’entreprise, j’ai eu le droit au premier volet du fonds de solidarité.
BGI, ma société de conseil dont est issue Thriès, fonctionnait très bien, donc j’ai également eu la chance de bénéficier d’un Prêt Garanti par l’Etat pour faire face à mes besoins de trésorerie pendant la crise. 

Comment vois-tu l’avenir de Thriès dans les prochaines semaines avec le déconfinement progressif ?

Le gouvernement prévoit une perte de croissance de 10 à 20%, ce qui va créer de la récession. Je suis convaincu que la reprise de l’activité économique va être bien plus lente si les enfants, sauf à partir du collège, ne peuvent pas retourner à l’école ou à la crèche. Il est difficile pour les parents de s’occuper de leurs enfants et d’assurer un travail optimal en même temps. Cependant, pour ceux qui peuvent se le permettre, les entreprises de service à la personne ont actuellement beaucoup de personnel de confiance disponible. Ce type de prestation donne le droit à un crédit d’impôt de 50% ce qui n’est pas négligeable.
Concernant Thriès, nous sommes confiants car même si la période ne se prête pas à la prospection, nous avons petit à petit de nouvelles sociétés intéressées par les services que nous proposons. N’oublions pas que certaines sociétés n’ont pas cessé leur activité mais peuvent avoir pris du retard dans les tâches annexes. Quand les autres vont rouvrir, elles risquent de vouloir rattraper leur chiffre d’affaires. Il va nous falloir plus d’énergie que prévu pour trouver de nouveaux clients mais nous sommes prêts. Les services que nous proposons leur permettront à tous de se concentrer sur leur métier et d’alléger la charge mentale de chacun. Il y a une profonde adéquation entre l’offre que nous proposons et la demande des entrepreneurs, donc je crois en l’avenir.

Merci à Gaspard d’en avoir partagé un peu plus sur son parcours et sa vision de l’avenir. Il le disait, les services proposés par Thriès permettent d’alléger la charge mentale des entrepreneurs. Que ce soit pour profiter du temps que vous avez appris à savourer en confinement, ou pour vous consacrer pleinement à votre activité lors de la reprise, Thriès peut vous épauler et vous soulager de nombreuses tâches. Nous sommes confiants en cette reprise d’activité et espérons que vous partagez cet enthousiasme entrepreneurial !

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